Ouest France

Son livre retrace l'histoire des « Grandes gueules » du cinéma - Villerville


19 octobre 2012, Ouest-France

Trois questions à... Philippe Lombard, auteur du livre Les Grandes Gueules du cinéma français.

 

Que trouve-t-on dans votre livre ?

Si je devais le résumer, ce serait : Il était une fois Gabin, Ventura, Belmondo et Delon. Je raconte leur histoire commune, car ces hommes étaient amis et partenaires réguliers à l'écran. Gabin a mis le pied à l'étrier à Ventura, il était le parrain de sa fille. Delon et « Bébel » éprouvaient un grand respect pour le « Vieux ». À deux ou à trois, ils ont tourné des films fabuleux : Touchez pas au grisbi, Les aventuriers, Borsalino, Le clan des Siciliens...


Avec un film comme Un singe en hiver, tourné chez nous, on est gâté en ce qui concerne Les grandes gueules du cinéma français, non ?

Oui, c'est sûr ! En 1962, Gabin était alors un véritable monument, il avait retrouvé son statut de vedette, qu'il avait perdu quand il était revenu en France après la guerre. Et Belmondo avait « éclaté » deux ans plus tôt avec A bout de souffle, il était le héros de la Nouvelle vague. Les réunir à ce moment précis, c'était vraiment une idée géniale, qui, d'ailleurs, vient de Michel Audiard.


Retrouvez-vous encore des « grandes gueules » parmi les acteurs français actuels ?

Des grandes gueules, non, mais une, oui, avec Jean Dujardin. Tout le monde est d'accord pour dire qu'il est dans la lignée de Belmondo, même s'il a sa personnalité propre. Il est le seul en France à avoir autant de charisme et de popularité. J'ai eu l'occasion de le voir sur un plateau cet été (il tournait Möbius, d'Eric Rochant), il ne se la joue pas « star », au contraire, il reste lui-même et il met une sacrée bonne ambiance sur un plateau.


Samedi 20 octobre, à partir de 16 h. Séance de dédicace, Les grandes gueules du cinéma Français, hôtel Le Bellevue.

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